James Heath
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Avez vous remarqué comme il est facile de répartir les développeurs en sous-groupes bien distincts ? On trouve par exemple…

Le newbie

Le newbie (parfois surnommé « le p’tit con ») est un bon. La preuve, l’autre jour, il a réussi à installer tout seul le crack d’un jeu qu’il a téléchargé sur bittorrent. Après avoir réussi à enchaîner trois lignes de basic batard sur sa calculatrice casio, le newbie décide de se frotter à la vraie, la pure, la dure programmation, parce qu’il se sent l’âme d’un hacker. Bill Gates n’a qu’à bien se tenir.

Après avoir navigué plus ou moins longtemps et intensément sur divers forums, il décide que Python c’est pour les lopettes, et qu’il a besoin d’apprendre un vrai langage, comme le C ou l’assembleur. Parce qu’avec ça, il va pouvoir développer ce qui l’intéresse : un jeu en 3d avec moteur physique et IA avancée.

  • Os : Windows XP
  • Éditeur : Notepad
  • Langage favori : Casio Basic
  • VCS : c’est quoi ce truc ?
  • Navigateur : IE

Le vieux de la vieille

Celui là, c’est l’archétype du développeur expérimenté. Quelque soit votre âge, le vieux de la vieille a de toutes façons roulé sa bosse sur des systèmes qui étaient déjà obsolètes alors que vous n’étiez même pas un picotement derrière les roubignoles de votre paternel (dixit le vieux).

Généralement, les vieux de la vieille peuvent être répartis en deux sous catégories :

  • Le vieux sage : Tel un marin ayant bourlingué toute sa vie sur les océans numériques, le vieux sage est un loup de mer qui a tout vu, tout lu, tout fait, tout compris, et dont la profondeur de la sagesse n’a d’égale que l’étendue du savoir.

    Le vieux sage est un puit de connaissance sans fond, un vénérable ancien qui distille son enseignement aux plus jeunes en illustrant chacun de ses précieux conseil par une bonne anecdote croustillante tirée de son expérience infinie.

    En entreprise, le vieux sage est une valeur sûre. Celui vers lequel on se tourne quand on a tout essayé. Celui qu’on aime prendre pour mentor. Celui qu’on regrette de voir partir à la retraite, et pour lequel on verse la petite larme le jour du pot de départ. Mais c’est ainsi, que voulez vous, les meilleurs choses ont une fin (sauf le saucisson, qui lui en a deux).

  • Le vieux schnock : Celui-ci, s’il dispose de l’ancienneté du vieux sage, ne peut malheureusement espérer égaler ses compétences.

    En fait, le vieux schnock semble avoir raté un embranchement. Au lieu de rester à la page, il semble s’être figé quelques années en arrière, à l’époque du cobol et du commodore. Lentement mais surement, il a vu ses quelques compétences devenir obsolètes les unes après les autres, pour au final devenir un fossile vivant, témoin d’une époque révolue.

    Le vieux schnock est une plaie pour les entreprises, car son expérience et son ancienneté le rendent difficile à déboulonner, et ses conseils avariés pervertissent les jeunes esprits innocents. Au final, le vieux schnock se voit souvent confiné dans un placard, ou il pourra compter patiemment les jours avant sa retraite sans faire trop de dégats.

  • Os : Unix
  • Éditeur : vi
  • Langage favori : Cobol
  • VCS : CVS
  • Navigateur : Netscape

L’allergique à la ligne de commande

L’allergique à la ligne de commande est un développeur comme les autres, mis à part le fait qu’il ne supporte pas d’utiliser… la ligne de commande (bravo à ceux qui suivent). Réfractaire à toute manipulation un minimum complexe, pris de nausée à l’idée de taper quelques paramètres à la main, répugnant de lire quelques page de man, l’allergique considère que toute tâche doit pouvoir s’exécuter à la souris.

Ce qu’il aime, lui, ce sont les gui, les vraies, les pures. Peu lui importe de saturer sa machine, tant qu’il peut faire n’importe quoi en moins de trois clics.

  • Os : Windows Vista
  • Éditeur : Eclipse
  • Langage favori : Java
  • VCS : Subversion (plugin eclipse)
  • Navigateur : Opéra

Le pragmatique

Le type de développeur le plus commun mais peut-être pas le plus courant. Le pragmatique n’a pas envie de s’embêter. Tout ce qu’il veut, c’est faire son travail, et rentrer chez lui. C’est quand même pas compliqué, bordel ?!

Ici, pas de recherche de la performance ultime. Pas besoin de l’outil absolu. Pas de solutions compliquées. Juste de la conscience professionelle, du travail bien fait, des solutions qui marchent, des objectifs atteints, et… et c’est tout. C’est déjà pas mal, non ?

  • Os : Ubuntu
  • Éditeur : kate ou geany
  • Langage favori : python
  • VCS : Subversion
  • Navigateur : Firefox

Le ninja

Me!
Creative Commons License photo credit: Etwood

Le ninja est un développeur dangereux. Il est toujours en quête de l’outil ultime, de la méthode absolue, du langage parfait, qui lui permettront d’atteindre une productivité maximale.

Il maîtrise à la perfection les raccourcis vi, utilise un clavier ergonomique, et c’est promis, dés qu’il aura le temps, il se mettra au dvorak.

Le ninja méprise ceux qui n’atteignent pas la même efficacité que lui : tout le monde sait bien, pourtant, que subversion est obsolète, alors que git, c’est bien plus efficace.

Bon, il faut bien le lui reconnaître, le ninja peut atteindre une efficacité redoutable, pour peu qu’il parvienne à bosser un peu au lieu de passer son temps à tester tous ces softs.

  • Os : LFS
  • Éditeur : vim
  • Langage favori : C, Ruby
  • VCS : git
  • Navigateur : Google Chrome

Le libriste

Le libriste n’a qu’un but, qu’une envie, qu’une passion : les logiciels libres. Il voue un véritable culte à son Dieu Richard Stallman, une haine tenace à cette paramécie coprophage de William Porte, et ne connaîtra le repos que lorsque le dernier blob binaire aura été purgé du noyau Linux.

Le libriste se reconnait généralement à sa barbe longue et emmelée (attribut de reconnaissance emprunté à sa divinité), à son système dépourvu de tous logiciel propriétaire, à ses contributions fréquentes à Wikipédia, et à ses fréquentes références à des idées rétrogrades telles que le partage, l’entraide, ou la communauté. Certains libristes, les plus dangereux, présentent également des tendances pathologiques écolos.

  • Os : gNewSense
  • Éditeur : emacs
  • Langage favori : C
  • VCS : subversion
  • Navigateur : Ice Weasel

Et vous, quel développeur êtes-vous ?

28 thoughts on “Quel développeur êtes vous ?

  1. Et si mon éditeur préféré est celui du ninja, mon VCS de choix celui du libriste, et j’ai l’OS du pragmatique, je suis un « ninlimatique » :-) ?

  2. Excellent, tu devrai faire de même pour les utilisateurs. tu m’envoie quand un WTF a publier?

  3. * Os : Slackware
    * Éditeur : vim
    * Langage favori : C
    * VCS : CVS
    * Navigateur : links

    je me retrouve où dans ton classement ?

  4. Moi c’est marrant je me suis trouvé à la fois dans le pragmatique et dans le ninja…

    Mais bravo pour les descriptions, j’adore !!!

  5. C’est Stu Willis qui devrait être content d’être utilisé pour illustrer un newbie…

  6. Pingback: Looze Stories » Quel type de développeur suis-je ?

  7. Au risque de passer pour un casse pieds, il me semble que Chrome ne tourne pas sous Linux. Le ninja va donc avoir du mal à s’en servir.

    Et j’irai plus loin : un type qui fait du Ruby et utilise git ne peut être que sous Textmate et OS X.

  8. @Frédéric de Villamil:
    le ninja sait justement faire tourner Chrome sous Linux : http://www.chromium.org
    il y a des BSDistes qui utilisent et aiment Ruby + git ; pas que les mangeurs de pomme et buveurs de coca :P

  9. Pingback: Quel type de développeur suis-je ? - Damien Mathieu, développeur web

  10. Pingback: Jy[B]log

  11. @Romain: sachant que MacOs et ses applis sont programmés par des gens qui utilisent un mac… j’en déduis qu’il y a des faux programmeurs qui font des trucs vachement sympathiques :D

    @pocky: n’y a t-il pas des chances que tu sois un allergique à la ligne de commande ou un pragmatique ? on trouve les deux sous le capot de la pomme =)

    sinon, puisqu’on y est, quid des développeurs Amiga ou BeOs pour ne citer que ceux-là ?

  12. Bonjour, je fais du PHP avec Dreamweaver et vi, j’ai fait des bases de données avec mysql, Access , SQL400 et Lotus Notes, je tate le SSH, j’ai deja codé du C++, du VB et du java, j’ai un XP sur mon PC et un Ubuntu sur mon serveur… Suis-je schizophrène?

  13. Tombé ici par hasard, je laisse un mot. De tous ces portraits, je ne vois pas l’intérêt d’un tel classement car :
    1 – Personne n’est totalement dans cette catégorie (enfin des développeurs professionnels)
    2 – tout le monde se retrouvera un peu dans tous

    Pour ma part,
    * Os : windows XP, 2000, ubuntu, fedora, openBSD (le tout sur la même machine)
    * Éditeur : eclipse, notepad++, delphi
    * Langage favori : php, java
    * VCS : CVS, SVN
    * Navigateur : ie 5 6 et 7, FF2 FF3, safari, opera

    ce sont, entre autres, mes outils de travail parce que mes clients n’ont pas forcément la même plateforme que moi et plus personnellement, chacune a ses avantages et ses inconvénients. Finalement, je me voit un peu dans tout çà (sauf le vieux con) et donc quelque part dans aucun d’entre eux …

    Quant à la remarque, « Quand on a un mac, on est pas un vrai développeur. » … Faudrait peut-être penser à grandir un peu … Voilà un peu de lecture pour toi : http://www.tsgk.net/cowboyz/tdcindex.html

  14. Il manque une catégorie:

    Le Dandy.

    Le dandy se veut élégant et efficace. Il aime le bleu, le pourpre et le gris. Il sait tâter du raccourci clavier (Command-Tab). Dans la fenêtre shell invariablement ouverte à coté d’une instance de TextMate, il n’hésite pas à se lancer dans des commandes complexes à base de cd, ls voir même mkdir. Le soir venu, le dandy écrira un billet sur son blog vantant les mérites de sa plateforme.

    * Os : Mac OS X
    * Éditeur : TextMate
    * Langage favori : Ruby (On Rails)
    * VCS : Subversion
    * Navigateur : Safari

  15. Pingback: Quel développeur suis-je ? - Un développeur freelance à Lille

  16. Les vrais ninjas utilisent firefox + vimperator, c’est bien connu ^^

  17. Je plussoie pour le Dandy de quode, et rêve de lire d’autres portraits, de chefs de projets cette fois.

  18. Ahah, nécessairement, beaucoup se verront pragmatiques même si ils doivent être rangés dans une autre catégorie. Même si j’ai tendance à me ranger dans cette catégorie, le pragmatique n’est pas nécessairement un modèle d’éfficacité.

  19. * Type : Développeur Web (je rajoute ce champs)
    * Os : WindowsXP pour le poste de travail (pour la suite Adobe), Debian 5 pour les serveurs : ces 2 OS car ils sont simple, efficace et demande pas trop de maintenance & prise de tête (tout est relatif). J’ai aussi un petit faible pour MacOSX.
    * Éditeur : Eclipse (à défaut de trouver un truc mieux)
    * Langage favori : Php5 (car je kiffe grave Symfony)
    * VCS : Subversion+Trac (que j’utilise pas bp bp)
    * Navigateur : Firefox 3 (+IE6 + IE7 + Safari pour les tests)

    Je pense me ranger dans la catégorie « pragmatique », un peu allergique à la ligne de commande, à VI avec tous ses affreux raccourci clavier mais c’est loin d’être une phobie.

    Il manque les développeurs « intégristes », les libristes n’en sont qu’une partie :
    - « Libristes » : Ceux qui ne jurent que par linux (euh FreeBSD pardon) et tous ce qui est libre. Il ne faut surtout pas toucher au menu démarrer il pourrait être prevertit, et puis c’est trop sale ! Bien sûr Gimp est bien meilleur que Photoshop !
    - « Le iBobo-Geek-Blingbling » : Apple sinon rien. Tous ce qui n’est pas Apple (genre un « Paissai ») c’est pour les campagnards ou les moutons. Bien sûr il a son Iphone avec les dernières applications inutiles et branchées et les Apple Ipods sont la révolution du XXIe siècle.
    - « L’entreprenautes branché M$ » : les technos Microsoft c’est pour les entreprenants qui savent qu’avec le .net on ira loin et on fera un max de C.A. avec des grands comptes.
    J’aime pas trop les développeurs « intégriste » ou les développeurs péteux et méprisant (genre : « quoi tu connais pas les méthodes agiles mais t’es une merde ! », « quoi tu as pas sécurisé ton ssh avec une clé de 3592 bits, t’es fou ! », « le language Python c’est le top, il ne peut pas exister quelquechose de mieux ok ? »).

    Il manque aussi les développeurs troll qui discutent pendant des heures sur les forums de détails à la con sur comment mieux optimisé ses requêtes sql ou comment avoir un code parfaitement clean. Dès que quelqu’un pose une question concrète soit ils répondent pas, soit ils répondent sur un ton méprisant : « RTFM (lis la doc) » ou « Tu vois il y’a un bouton rechercher en haut à droite » ou encore avec un lien (un lien sans autre forme de message !) vers un topic qui n’a rien à voir (il a fait une recherche rapide et poster le 1er lien) et un smiley genre « pfffff ».

  20. Sympa l’article, je suis entre le pragmatique et l’allergique à la ligne de commande…

  21. Editeur ?
    Depuis 20ans (!) : Epsilon, bien sûr !!!
    Rapide, multi-plateforme, configurable dans un langage proche du C, colorisation pour un zilliard de langages, EMACS en mieux :
    http://www.lugaru.com/

  22. J’aime…
    Mais les développeurs hybrides sont plus nombreux que des races pures, ils devriez finalement faire leurs propre race.

    OS: Windows XP, Vista
    Editeur:Visual Studio,
    Langage favori: C#, Javascript
    VCS:Subversion
    Navigateur:Firefox

    Qui suis-je moi ?L’allergique à la ligne de commande ? Un Ninja ? sais pas trop mais trop loin de l’allergique tous de même.

  23. @home/@work : développeur schizophrène

    Os : Linux/Windows XP
    Éditeur : vim/VS2010
    Langage favori : php/C#
    VCS : git/svn
    Navigateur : Firefox

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